17
2012
[Manga] The Arms Peddler, la dark fantasy se trouve un nouveau nom.
C’est comme un successeur spirituel à Ubel Blatt que The Arms Peddler nous est vendu par les éditions Ki-Oon… Et à y regarder de plus près il semblerait que ce titre est bel et bien les qualités requise pour s’imposer comme une nouvelle référence du genre. Directement tiré du même magazine (Young Gangan) que son illustre ainé The Arms Peddler entend bien donner un nouveau souffle au manga de dark fantasy.

Le monde est devenu une zone de non-droit, une terre désolée où grouillent démons et criminels de tout poil. Au bord d’une route, la famille de Sona Yuki est assassinée par des bandits. Marqué au fer rouge, le jeune garçon agonise dans un désert aride quand surgit Garami, une marchande d’armes qui lui propose un choix cruel : céder à la facilité en s’abandonnant à la mort ou bien choisir la survie dans un monde hostile et sans merci.
Lorsqu’il accepte cette main tendue, Sona découvre que l’inconnue n’a pas menti : jusqu’à ce qu’il ait remboursé sa dette, il restera l’esclave de la jeune femme. Son destin est désormais lié à celui de Garami… et plus d’une fois au cours de leur périple, il regrettera de ne pas avoir préféré la mort.
Le genre dark fantasy a quand même des codes bien défini et généralement il n’est pas difficile de les trouver. Pourtant dans ce début d’histoire il semblerait que l’on soit tombé en pleine ambiance de film spaghetti. Habillée comme un personnage de western, Garami semble toute droit sortie d’une histoire de Sergio Leone. Pourtant, bien qu’elle se déplace grâce à une charrette celle-ci n’est pas tiré par n’importe quel animal car ce n’est ni plus ni moins qu’un cheval zombie. On ne le devine pas tout de suite mais c’est après la première rencontre entre Garami et Sona que l’on perçoit un peu mieux le monde dans lequel on vient de plonger. Pensant que de simples charognards se repaient d’un cadavre de sa défunte famille, il décide de les faire fuir à coup de bâton. Il semblerait qu’il est fait une grossière erreur car ces oiseaux que l’on pensait banals sont en fait des ‘corbeaux spectraux’ ne ressemblant en rien à des oiseaux ordinaires et possédant pas moins de 4 yeux et deux rangées de dents aiguisées. Ok, c’est bon, on y est, c’est bel et bien de la dark fantasy.
La dark fantasy bien que ces codes soit connu pourrait ne pas nous surprendre tant on se doute de ce que l’on va y trouver mais c’est sans compter sur cette ambiance western superbement retransmise par Night Owl, le dessinateur. Ambiance désertique, bandits prêt à tout, villageois peu scrupuleux et monstres rôdent dans cet univers qui autrefois semble avoir été le nôtre. Pour le moment nous n’en saurons pas plus et nul ne doute que l’auteur devrait apporter plus d’informations concernant la déchéance de celui-ci. On se contente donc de découvrir ce monde en même temps que Sona qui, dans les jupes de Garami, se doit d’observer et apprendre s’il veut honorer sa dette et racheter sa liberté. Cet univers est malsain, les hommes, les femmes et les enfants sont traités en esclave par les riches, les pauvres n’hésitent pas à tuer et voler pour survivre et l’on se croirait revenu aux années précédant le monde moderne que nous connaissons actuellement. Avec l’apparition de ce genre de comportements est aussi apparu de nouvelles races, des monstres, de nouveaux animaux. Il semble donc qu’un mystère entoure l’histoire de notre planète mais il est difficile de savoir si l’auteur a simplement voulu instaurer cette ambiance en s’appuyant sur notre société passée ou s’il souhaite réellement nous impliquer et nous conter la vérité.
Cet univers dark fantasy ne serait pas aussi parlant sans la technicité du dessinateur. Night Owl, de son pseudonyme, nous abreuve ici d’un style particulièrement tranchant et efficace bien que par moment inégal notamment sur les visages vue de profil de certains personnages. Cette remarque est tout de même insignifiante face au reste du dessin et au style relativement détaillé de ce dessinateur. Les arrières plans sont riches (hors désert bien sûr…), les vêtements détaillés, les monstres et autres créatures ne sont pas en reste. Pour mémoire, ce dessinateur coréen faisant partie du duo 28Round est à l’origine d’Over Bleed, un manga en 3 volumes sortis fin 2010. A défaut d’un scénario solide se dernier proposait des combats de rue plutôt dynamique et c’est ce que l’on retrouve non sans mal dans ce nouveau manga le tout agrémenter d’armes diverses. On pourrait d’ailleurs regretter que le héros de The Arms Peddler soit très générique et ressemble un peu trop au personnage d‘Over Bleed…
The Arms Peddler ? C’est pour moi un coup de coeur. Tout en restant classique dans son déroulement le titre jouit d’un style graphique percutant et d’un univers qui s’annonce riche. Si les prochains tomes confirment la direction prise par le titre alors il pourrait s’imposer comme une nouvelle référence du manga dark fantasy. Je tiens à émettre tout de même quelques réserves quand à l’évolution du scénario en espérant que celui-ci nous amènes de bonnes surprises concernant l’évolution de l’univers tel qu’il est dans le manga. Actuellement en cours de publication au Japon avec 4 tomes on espère que les prochaines sorties françaises ne souffriront pas trop comme ce fut le cas pour Ubel Blatt.
Premier chapitre disponible à la lecture sur le site de l’éditeur Ki-Oon
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Article de MykeHell







J’ai voulu aussi acheté ce manga, mais en le feuilletant (je ne les lis pas en magasins hein) je n’ai pas du tout accroché au style graphique. Je m’attendais à quelque chose de bien plus travaillé et avec un character desing plus inspiré.
De ton point de vue en ressort une grande admiration scénaristique mais comme sachiel je m’attendant a un travaille plus » régulier » . En tout cas c’est un brin d’air frais a coter de ces très commercial naruto , one piece et autre eyeshield 21 .